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Afin de réduire les douleurs qui sont liées à cette maladie invalidante qu’est l’endométriose, adapter son alimentation peut être un bon moyen de diminuer l’inflammation. En effet, certains aliments peuvent aggraver les symptômes de l’endométriose tandis que d’autres peuvent les calmer.

Les aliments à éviter

Les produits laitiers

Les produits laitiers de vache tels que le lait, le fromage, les yaourts sont des sources d'hormones qui peuvent accentuer l’inflammation et donc les symptômes de liés à l’endométriose.

Il vaut donc mieux préférer les produits laitiers maigres, de chèvre et de brebis. En effet, ils contiennent des hormones de meilleure qualité liés à la meilleure alimentation de ces animaux.

Opter pour une alimentation sans lactose serait toutefois la meilleure solution !

Le gluten

Il s’agit de l’ensemble des protéines que l’on retrouve dans certaines céréales comme le blé, le seigle, l'orge, l'épeautre, le kamut…

Le gluten contribue à l’hyper perméabilité des intestins, ce qui laisse ainsi passer des toxines dans le sang.

Il serait donc intéressant, bien que cela puisse paraître compliqué, de limiter les aliments tels que le pain, les pâtes, les pizzas, les quiches, les biscuits, les gâteaux, etc.

Heureusement, il existe d’autres alternatives :

  • les légumineuses : lentilles, haricots secs, pois cassés, petits pois, fèves ;
  • les céréales sans gluten : le riz, le millet ;
  • les pseudo-céréales : le sarrasin, le quinoa, l'amarante ;
  • les pommes de terre, les patates douces, le topinambour, le panais, la châtaigne...

L'alcool

L’alcool augmente légèrement les taux d'œstrogènes (hormones liées aux lésions). En cela, il altère la fonction ovarienne et peut donc réduire la fertilité.

Il augmente également la perméabilité intestinale en agressant les muqueuses digestives et entraîne davantage d'inflammation, augmentant alors les douleurs liées à l’endométriose.

Le sucre

Limiter les produits sucrés est difficile tant ils sont des sources de plaisir et d’énergie. Toutefois, manger quelques carrés de chocolat noir et des fruits secs peut représenter un choix intéressant afin de calmer l’inflammation.

En outre, les sucres ajoutés empêchent l’absorption des éléments nutritifs essentiels donc il peut être utile de remplacer le sucre en poudre par du miel ou des morceaux de fruits frais.

La viande rouge et la charcuterie

En plus de leur bilan environnemental peu encourageant, la viande rouge et la charcuterie contribuent à augmenter l’inflammation. Par conséquent, il faut tendre à limiter voir à les supprimer de votre alimentation.

Le fer présent dans la viande rouge peut être trouvé dans la viande blanche et le poisson, les haricots secs, les lentilles, et pois chiches, le quinoa…

La caféine

Elle est associée à la baisse de fécondité donc il est fortement recommandé de ne pas en abuser quand on veut un bébé.

Le coca et les boissons énergisantes sont aussi à proscrire car elles contiennent également de la caféine.

Les versions bios des thés et des cafés sont donc à privilégier car la décaféination se fait avec des solvants chimiques.

D’autres aliments à éviter

Il faut également limiter les aliments contenant des additifs (E) dont une grande part est classée comme cancérigène.

Les aliments ultra transformés sont souvent à forte densité calorique et n’apportent aucun nutriment. Ce sont tous les aliments industriels : la pâte à tartiner, les céréales du petit déjeuner, les viennoiseries, les gâteaux, les bonbons, les plats préparés comme les quiches, les pizzas... Bref, autant de plats et d’aliments dont on a du mal à se passer mais qui se révèlent peu favorables à notre santé.

Les aliments à consommer

Pour lutter contre l'inflammation, il faut consommer des aliments antioxydants et anti-inflammatoires, des oméga-3, des fruits et légumes de préférence bios.

Les aliments riches en oméga-3

Les amandes, les noix, les graines de chanvre, les graines de chia, les graines de lin moulues sont bénéfiques en cas d’endométriose. En effet, ces aliments anti-inflammatoires sont d’excellentes sources de vitamines B.

On trouve aussi des omégas-3 dans les poissons gras comme le saumon, le maquereau, le hareng, les anchois et les sardines.

On en trouve également dans le jaune d’œuf. Pour des œufs riches en oméga 3, les œufs de poules élevées aux graines de lin sont à privilégier.

Enfin, on trouve des oméga-3 végétaux dans :

  • les oléagineux : noix, pistaches, noix de cajou, noisettes, amandes…
  • les graines de chanvre, les graines de chia.
  • les huiles végétales comme l’huile de noix, de lin, de colza, de cameline et de chanvre.

Les fruits et les légumes

Les fruits et les légumes frais sont à consommer sans modération ! Ils sont riches en vitamines, fibres et polyphénols antioxydants qui réduisent l'inflammation.

Les fruits et légumes biologiques sans pesticides et autres polluants ou substances chimiques sont encore meilleures pour la santé. De plus, ils comportent davantage de vitamines et de polyphénols en raison de leur circuit de distribution court. Notons d’ailleurs que la peau des fruits et des légumes comporte de nombreux nutriments anti-inflammatoires.

Pour faire le plein de vitamines :

  • manger 1 à 3 fruits par jour ;
  • et au moins 400g de légumes de manière quotidienne.

Enfin, miser sur le curcuma, la cannelle, le gingembre, les légumes secs, les fruits à coque, les olives noires et les myrtilles peut représenter un choix de qualité pour concilier alimentation et endométriose.

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