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« C’est dans votre tête », voilà une phrase que de nombreuses femmes atteintes d’endométriose ont sans doute entendues au moins une fois dans leur vie. Non, ressentir des douleurs importantes pendant les règles ce n’est pas normal. L’endométriose est dans la plupart des cas diagnostiquée assez tardivement et ce pour plusieurs raisons.

Il est parfois compliqué de savoir comment cette maladie est prise en charge et quels sont les moyens mis en place pour la combattre. Nous allons tenter d’y répondre dans cet article !

Endométriose : état des lieux en France

Il s’agit d’une maladie chronique, c’est-à-dire qu’on ne peut pas en guérir totalement, bien qu’il existe de nombreuses façons d’avoir une bonne qualité de vie tout en ayant l’endométriose. D’ailleurs les symptômes physiques sont multiples et ceux-ci peuvent persister jusqu'à la ménopause. La complexité de cette maladie rend donc son diagnostic long.

L’endométriose est considérée comme un problème de santé publique majeur en France. A ce titre, la HAS (Haute Autorité de Santé) et le CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français) ont publié depuis décembre 2017 une recommandation de bonnes pratiques visant à améliorer le diagnostic et la prise en charge de cette maladie. Le but recherché est également d’avoir des traitements plus efficaces pour les patientes.

Le plan lancé en 2019 pour améliorer la prise en charge de cette maladie a été retardé pour cause de crise sanitaire. Ce programme mis en place par le gouvernement vise l'installation d'une filière traitant de l'endométriose dans chaque région française.

Toutefois, le Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a annoncé le 12 mars 2021 le lancement des travaux de la stratégie nationale contre l’endométriose.

Des traitements pour soulager, uniquement ?

Les symptômes de l'endométriose sont généralement de fortes douleurs dans le bas-ventre ainsi qu’une dysménorrhée (règles très douloureuses). Certaines douleurs liées à l’endométriose peuvent aussi être ressenties lors de rapports sexuels.

Les traitements proposés sont le traitement hormonal, non hormonal et/ou chirurgical. Le choix se fait en fonction des symptômes observés et des souhaits de la patiente.

Le traitement hormonal

Le traitement hormonal est fréquemment utilisé pour lutter contre l’endométriose. Toutefois, il doit être adapté en fonction du degré de tolérance de chaque personne.

Il peut donc s’agir de pilules qui combinent œstrogènes et progestatifs. Leur principal but est de diminuer les douleurs lors des règles et de stopper la maladie.

En outre, des traitements uniquement à base de progestatifs peuvent également être envisagés en cas d'endométriose, notamment quand les œstrogènes ne sont pas bien supportés. Ils permettent de soulager les douleurs lors des règles tout en limitant la progression de la maladie.

La prise d'agonistes de la GnRH permet de bloquer la production d'œstrogènes en faisant chuter le taux d'hormones. Cette baisse d'hormones provoque une ménopause artificielle avec arrêt des saignements.

Les interventions chirurgicales

Dans certains cas, les traitements médicaux ne seront pas suffisants et une intervention chirurgicale sera nécessaire. Pendant longtemps, on a parfois préconisé plusieurs opérations. Aujourd’hui, le corps médical s’accorde à dire que l’opération doit être faite en dernier recours et qu’il ne doit y avoir qu’une seule chirurgie. En effet, les conséquences post-opératoires peuvent être lourdes et la multiplication de l’acte chirurgical peut entraîner d’autres complications. La chirurgie peut notamment être recommandée s’il existe un projet de grossesse. Aujourd’hui, il existe plusieurs techniques opératoires et toutes sont réalisées de façon à ce que les suites soient les moins lourdes possibles.

L’hystérectomie ne garantit pas la disparition définitive des douleurs liées à l’endométriose.

Existe-t-il des méthodes complémentaires ?

La réponse est oui ! Elles accompagnent bien souvent le quotidien des patientes et leur permettent de trouver une meilleure qualité de vie. La prise en charge de l’endométriose est pluridisciplinaire, c’est d’ailleurs la raison d’être des centres spécialisés en endométriose qui proposent approche conventionnelle et méthodes complémentaires de concert et en fonction de chaque patiente. (lien vers le mapping  des centres de notre site)

En voici quelques exemples :  

  • l’ostéopathie

Par le biais de techniques douces, l’ostéopathie permet d’apporter un soulagement en relâchant les tensions qui peuvent être présentes, notamment dans le bas du ventre.

Concrètement, cette pratique va favoriser l’oxygénation des tissus afin d’améliorer la mobilité tissulaire et mécanique du bassin et des lombaires.

L’ostéopathie rencontre du succès chez de nombreuses femmes atteintes d’endométriose car elle permet très souvent de réduire et soulager les douleurs.

  • l’acupuncture

L’acupuncture est un traitement non médicamenteux approuvé par la haute autorité de santé (HAS), son but est d’apaiser les douleurs menstruelles ainsi que les symptômes liés à l'endométriose.

En agissant sur le système nerveux qui sécrète l'endorphine, l’acupuncture va aider à améliorer la circulation sanguine dans la cavité pelvienne, ce qui va contribuer à la diminution des douleurs.

  • l’alimentation

L'alimentation peut avoir un impact sur de nombreuses maladies, y compris l’endométriose.

Les aliments antioxydants et anti-inflammatoires riches en oméga 3, en fibres végétales (fruits et légumes bio) et sans gluten peuvent limiter l'apparition des symptômes de l'endométriose.

Adapter son alimentation, sa digestion et son microbiote peut aider à mieux gérer l’endométriose au quotidien.

👉 Lire aussi : Endométriose : les aliments à consommer et ceux à éviter

  • la phytothérapie et les plantes

La phytothérapie est un traitement naturel qui peut se montre efficace en cas d'endométriose légère voire modérée. Certaines plantes peuvent calmer l'hyperœstrogénie en régulant les hormones sexuelles et en favorisant la fertilité.

Plusieurs exemples de plantes antidouleur :

  • la curcumine, une molécule active du curcuma, reconnue pour ses vertus médicinales et son action anti-inflammatoire. Elle permet de réduire la formation des lésions endométriales.

  • l’achillée millefeuille agit contre les excès d’œstrogènes et limite les règles hémorragiques. Elle est fortement déconseillée pendant la grossesse ou en cas d’absence de règles.

La bourse à pasteur est efficace en cas de règles abondantes et permet la tonification du muscle utérin. Elle est également déconseillée pendant la grossesse.

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